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Mot du Maire
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Je vous remercie d’être là pour les traditionnels vœux de la municipalité, et partager ensuite la galette traditionnelle. Je suis désolé des complications d’accès à la salle des fêtes, nos travaux se termineront mi-février. J’ai le plaisir de voir parmi nous Dominique Guégan, notre Conseillère départementale et maire de Malguénac. Merci à Olivier Constant, maire de Silfiac, et à Rolland Le Lostec, maire de Saint-Connec, de leur présence également. Merci aussi au père Claude de nous faire l’honneur de sa présence. Nous accueillons par ailleurs Brigitte Bott, notre nouvelle secrétaire, que je remercie de sa présence, et qui nous change la vie à la mairie par sa gentillesse et son professionnalisme. Elle travaille à mi-temps, depuis 30 ans, à la mairie de Saint-Connec, et ici maintenant à mi-temps également depuis le 15 septembre. Parmi les parlementaires, nous avons reçu les réponses et les excuses de Jean-Michel Jacques, notre député, et de Muriel Jourdas, sénatrice, qui n’ont pu se joindre à nous. Bernard Le Breton vient, lui aussi, de me demander de l’excuser, Ainsi que Paul Le Guernic, qui représente habituellement ici le maire de Pontivy.
Nous accueillons cette année plusieurs nouveaux habitants à Sainte-Brigitte : Anne Théron, qui habite un appartement dans l’ancienne école. Coralie Fouillen, a repris la maison de son frère dans le lotissement. Elle arrive avec ses enfants, Simon, Ilyan et Ezio. Claude Michel nous vient de Belgique et a choisi Sainte-Brigitte pour sa retraite, dans une maison qu’il a fait construire dans notre lotissement. Au Ruello, nous avons un jeune couple, Emilie Bidar et Mathis Le Beller qui s’est installé il y a quelques semaines. Brandon Ravigné habite lui aux Loges Piaud d’en bas depuis septembre, et a une activité de ramonage. Vous avez peut-être vu sa petite camionnette rose sur les routes de la commune.
Nous sommes en fin de mandat, je vais donc profiter de ce moment pour retracer les grandes lignes de notre action, sans trop transgresser l’obligation qui nous est imposée depuis le mois de septembre de ne pas trop en dire en période électorale, nous n’avons pas le droit de parler des réalisations, ni d’aborder le sujet des élections municipales prochaines. Nous avons tout juste le droit d’organiser une cérémonie de vœux, parce que nous le faisons chaque année. Je vais donc rester sur des généralités, ou des sujets plus personnels.
SATISFACTIONS La fonction d’élu apporte beaucoup de satisfaction. Notre mandat a commencé par une consultation des habitants, ce qui nous a permis de comprendre les besoins, et de tenter le plus possible de répondre à vos souhaits. Nous avons travaillé la plupart des projets en créant des commissions municipales ou extra-municipales, et cela a donné de bons résultats. Les habitants qui ont bien voulu s’impliquer dans les commissions et les chantiers participatifs qui leur ont été proposés par le biais de nos outils de communication ont été une force de proposition, et des projets ont abouti. Nous avons apprécié l’idée d’être à l’écoute des habitants, d’essayer de résoudre leurs problèmes et de satisfaire leurs besoins.
Le métier de maire oblige à prendre des décisions, c’est plus confortable de les prendre à plusieurs, et le choix que nous avons fait au début de notre mandat de demander l’avis de la population pour les gros projets nous a permis de travailler plus sereinement. Comme vous le savez, j’ai partagé ce mandat avec Anne. Nous avons travaillé en binôme et naturellement partagé les tâches. Anne a la plupart de mes délégations, cela a bien allégé la charge mentale ; en particulier lorsque nous n’avions pas de secrétaire. En outre, chacun des élus a pris des responsabilités, en fonction de ses disponibilités et choix : pour le suivi des travaux, les publications communales de grande qualité, et leur distribution, le montage de dossiers, la gestion du camping ou de la salle des fêtes, l’accompagnement des associations et des projets culturels, par exemple. Je tiens à souligner l’implication de chacun quand il a fallu faire des permanences en mairie lorsque nous n’avions pas de secrétaire, Il s’agit pour les élus de servir la population, quasiment bénévolement. Pas de salaire, pas de retraite, ni de couverture sociale.
DIFFICULTÉS Il est compliqué d’exercer la fonction d’élu lorsque l’on est en activité. Être maire nécessite d’avoir les reins solides, car le maire est responsable de tout : ses tempêtes, des nids de poules, des conflits de voisinage… Heureusement, la grande majorité des habitants sont compréhensifs. Le maire est le confident, et aussi parfois l’exutoire.
Élus en 2020, il nous a d’abord fallu nous connaître, et apprendre à travailler ensemble. Nous avons commencé ce mandat dans la difficulté, les restrictions de toute sorte qui nous ont été imposées lors de la période « Covid » ont bien bloqué notre élan. Nous ne pouvions pas nous réunir, d’où une certaine frustration de tous les nouveaux élus. Un mauvais souvenir tout de même : j’ai mal vécu la période antenne 4G, qui a bien plombé notre début de mandat. Je ne reviens pas sur les péripéties ! J’ai tenu bon, le vote des habitants a été sans appel, nous avons installé l’antenne. La vie de beaucoup a été bien améliorée par le fait de recevoir le téléphone portable, les services de secours se félicitent de cette avancée, ainsi que les livreurs, amis, etc. Le métier de maire présente aussi des risques, et Dieu merci, à Sainte-Brigitte nous ne vivons pas ce que vivent certaines communes où les incivilités sont permanentes. J’ai toujours réussi à ne pas avoir à sanctionner, comme les pouvoirs du maire le permettent, et réussi, par le dialogue, aidé bien sûr par l’équipe municipale, à régler la plupart des problèmes. J’ai tout de même dû porter plainte au début de mon mandat contre un artisan qui posait des déchets interdits au bord de la route, et qui, au lieu de me répondre, a préféré prendre la fuite alors que je me trouvais devant son camion pour le stopper. (Il venait d’un pays européen et ne parlait pas français). J’ai pu sauter sur le côté à temps, pris son numéro, et ma plainte a été oubliée apparemment.
Durant ces années, j’ai passé pas mal de temps à la gendarmerie, pour des plaintes, pour témoigner, ainsi qu’au tribunal, mais tout cela fait partie de la vie d’un maire, et se fait sans publicité. La vie de tous les jours n’est pas monotone : le maire est agent de l’Etat, officier d’Etat civil, a un pouvoir de police. Des informations arrivent sans cesse, avec des réponses demandées par des tas de services. Quand Adrienne était secrétaire de mairie, jusqu’au début des années 2000, il n’y avait pas d’ordinateur à la mairie, et celle-ci était tout de même gérée. Il y a maintenant 30 mails par jour, auxquels il faut répondre, qu’il faut classer. Tout est dématérialisé, en cas de panne, tout est bloqué. Bref, on nous a tout compliqué. Il faut être réactif quand, par exemple il y a 3 ans, les assurances de la plupart des mairies ont été résiliées, dans les délais, mais peu de temps avant l’échéance. Il a fallu trouver rapidement une nouvelle assurance, certaines communes n’ont pu le faire. Beaucoup de maires ressentent une insécurité juridique, et se retrouvent devant les tribunaux sans comprendre. La responsabilité du maire est parfois importante, c’est nous qui décidons si untel doit être interné, mis en prison ou laissé libre.
REGRETS Nous n’avons malheureusement pas pu tout faire, il y a beaucoup d’inertie entre le moment où nous prenons des décisions, et les réalisations. Je pense en particulier à l’urbanisme, règles très contraignantes, qui ont par exemple fait capoter un projet d’installation d’un artisan et de sa famille sur un terrain où il voulait construire un atelier et sa maison, alors qu’on nous impose de faire trois lots de ce petit terrain. Résultat, il est parti ailleurs, et notre terrain ne sera sans doute pas construit. Nous avions aussi des projets de verdissement du cimetière. Au sujet de l’aménagement du terrain « Le Polotec », nous avons échoué à installer un jardin partagé, ainsi que l’aménagement d’un « théâtre de verdure », opération que nous avons dû reporter.
FINANCES Le nerf de la guerre ici aussi. Nous devons tenir nos budgets, les comptes des communes doivent être équilibrés, ce qui est une bonne chose, mais évidemment freine les ambitions. Pas d’argent, pas de dépenses. On ne peut emprunter que pour financer des investissements, ensuite il faut être capable de rembourser. Pendant notre mandat, nous n’avons pas fait d’emprunt. Pendant les mandats précédents, des emprunts avaient financé les logements sociaux. Or nous nous sommes aperçus qu’il était compliqué à notre niveau de gérer tant de logements (6 dans la commune). Nous avons pourtant presque toujours de bons locataires. Dans le budget, nous avons perdu la taxe d’habitation, supprimée par le gouvernement, et qui est de moins en moins compensée. Le lien financier d’une partie de la population avec la commune n’existe plus. Les impôts fonciers des propriétaires ont augmenté, et ce sont les seuls à contribuer directement aux finances municipales. Par contre, au niveau communal, nous nous sommes refusés à augmenter les taux des impôts, sachant que par ailleurs la pression fiscale a été forte ces dernières années. Notre meilleur financeur pendant plusieurs années a été le conseil départemental du Morbihan. Je profite de la présence de Dominique pour la remercier de son appui. La Communauté de communes nous reverse des participations, et les fonds de concours accordés aux communes. L’État a réduit sa participation financière. Nous avons donc été raisonnables, respectant notre promesse de ne jamais augmenter les taux des impôts qui sont maitrisés par la commune.
TRAVAUX Nous avons bénéficié de bâtiments déjà rénovés, mais certains ne sont pas satisfaisants, des logements sociaux ne sont pas bien isolés, cela pose des problèmes aux locataires. Nous n’avons pas pu trouver de financement pour résoudre cela, étant donné que les travaux n’étaient pas assez anciens. J’étais vendredi à la cérémonie des vœux du président du conseil départemental, David Lappartient. Nous avons appris que le département du Morbihan était en tête des départements pour la bonne gestion financière de ses budgets. Il nous a annoncé que le département étudiait donc la possibilité d’aider les prochaines années à nouveau les petites communes. Le Conseil départemental a fait des efforts particuliers pour les petites communes, et cela a participé largement à nos principales dépenses d’investissement (réfection des routes, changement en Leeds de l’éclairage public, rénovation du clocher).
Les travaux actuels du bourg ont été réfléchis pendant 2 ans, et c’était un projet de début de mandat, dans la suite du questionnaire citoyen pour lequel nous avions eu 70 réponses. Une commission extra-municipale, comptant des élus et des habitants volontaires s’est réunie, a fait une étude (accompagnée par le CAUE et un cabinet d’études) et des propositions. Le conseil municipal a ensuite dû décider, en fonction des finances disponibles, que nous avions économisées depuis quelques années. Vous avez remarqué des travaux importants le long de nos routes communales : Enedis a payé à 100 % les travaux récents d’enfouissement de la ligne 20 000 volts entre Lannivon et Loges Collet, via La Chataigneraie…
Nous avons élaboré dernièrement notre Plan Communal de sauvegarde. Ce document organise les actions à mettre en œuvre en cas de catastrophe sur la commune. J’ai eu peur d’avoir à le mettre en œuvre cette semaine étant donné la tempête annoncée. Heureusement les prévisions alarmistes ne se sont pas réalisées, deux routes étaient barrées, et mon fils s’est chargé de les dégager rapidement.
CÉRÉMONIES Nous n’avons pas eu de mariage cette année, deux naissances ont été déclarées sur la commune : Erwann Colin, le 2 septembre, et Aêloy Le Ray-Morin, le 4 décembre. Nous avons malheureusement perdu des Brigittois, qui ont rejoint notre petit cimetière, dont des jeunes récemment, je pense à Lionel et à Stéphane, et bien sûr à Ghislaine, dont les obsèques auront lieu demain à Séglien, ainsi que notre doyenne, Jacqueline Prouillet.
VOISINS Nous avons de bonnes relations avec les communes voisines, certaines accueillent nos enfants scolarisés. La nouveauté depuis quelques années est qu’elles nous demandent une participation aux dépenses engagées au profit de nos enfants, ce que nous estimons légitime, et que nous payons.
SATISFACTIONS Nous avons pu préserver nos commerces, c’est une fierté, et cela n’a pas été facile. La commune a facilité la réalisation de travaux de mise aux normes de La Ribote. Ces commerces sont très importants pour la vie de notre commune et la rendent attractive. Les associations sont également une grande richesse de Sainte-Brigitte. On ne compte plus les manifestations, les repas, les concerts, les expositions, brocante et jeux de boules, mise en place par nos 5 associations : Comité des Fêtes, Comité paroissial, Cartes blanches, Sangliers de Quénécan et Bretagne Lituanie. Il est aussi satisfaisant de voir que l’espace rural est toujours occupé par des agriculteurs, qui entretiennent les paysages, et donnent de l’activité à nos industries agro-alimentaires, très importantes dans le bassin de Pontivy, et source d’emploi importante dans la région.
PERSONNEL Notre mandat a été compliqué par le changement régulier, voire le manque de secrétariat. Nous ne sommes pas aidés par les services dont cela pourrait être le rôle. Je ne reviens pas sur cette période, sauf pour dire que nous avons eu la chance au début d’avoir Stéphanie, qui connaissait par cœur son métier, et qui, pour des raisons de suivi de conjoint, est partie (elle est actuellement à Tahiti, après être allé en Afrique et au Canada) et Cathy, très professionnelle aussi, mais qui a eu l’opportunité de rejoindre la sous-préfecture, près de chez elle. Aujourd’hui, Brigitte, qui a beaucoup d’expérience, est très efficace et nous sauve. Pour les extérieurs, et les entretiens courants, Laurent gère son emploi du temps et le matériel mis à sa disposition. Il travaille en autonomie, avec un bon équipement, et sait prendre des initiatives. Stéphanie, à l’entretien des locaux, a remplacé avec autant de qualités Sylviane pour qui a pris sa retraite cette année.
Comme vous le savez, ces vœux sont les derniers que je fais devant vous en tant que maire de la commune. J’aurais pu passer encore plus de temps à la municipalité puisque, en 1983, deux élus du Gouvello sont venus me solliciter pour que je me présente sur la liste électorale. À l’époque, comme encore récemment, on pouvait panacher les listes, et ajouter des noms. Nous étions 3 en ballotage : Christian Aupied, Célestin Le Coguic, et moi-même, pour deux places restant à pourvoir. Ne voulant pas prendre la place d’anciens élus, que j’estimais, je me suis retiré afin qu’ils puissent continuer à siéger. C’est donc en 1989, sur la liste d’Étienne Pinsivy, que j’ai été élu pour la première fois. Conseiller pour le premier mandat, et ensuite adjoint d’Étienne pendant deux mandats, jusqu’en 2008. J’ai à nouveau fait deux autres mandats d’adjoint, de 2008 à 2020, lorsque Jean-François Désiles a bien voulu accepter de prendre la mairie. En 2020, vous m’avez de nouveau élu, et je suis devenu maire de la commune, fonction que je quitterai en mars prochain, pour des raisons professionnelles et personnelles.
CONCLUSION Cet engagement était naturel pour moi. Ma famille s’est toujours engagée au service des autres. J’ai eu dans mes ascendants des députés, sénateurs, conseillers généraux. Plus proche de nous, mon arrière-grand-père, puis mon arrière-grand-mère, et enfin mon père ont été maires de Perret. Je quitterai mes fonctions avec regrets, mais je pars avec la satisfaction d’avoir donné tout ce que je pouvais, au détriment parfois de ma famille et de ma santé. Il y aura toujours dans une collectivité quelques mécontents, auxquels il faudra expliquer un peu mieux, et heureusement ici tout le monde fini généralement par se réconcilier. Il nous faut juste expliquer que nous travaillons pour la commune, en étant garants de la bonne santé financière de notre budget et le bien-être des habitants, en respectant la nature. Je vous souhaite, au nom de toute l’équipe municipale, une très bonne année 2026. Que la santé, la réussite familiale et professionnelle soit au rendez-vous.
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